L'Echo du Plumier | le blogue du pikecanthrope

Le débat Macron-Le Pen

Le débat – Capture d’écran

Nous le savions, Mme Le Pen est nulle et n’a rien à dire, sinon des invectives.

Le débat entre elle et E. Macron nous fit songer à ces jeux de rôle inventés pour exercer, former, aguerrir les élèves des grandes écoles ou les cadres en entreprise. Lorsque l’un des deux protagonistes ne sait pas quoi dire, méconnaît ses dossiers, a mal assimilé le rôle qu’il doit jouer ou, au contraire, doit le jouer ainsi pour entraîner celui d’en face à répondre, son refuge, ou sa tactique, est le baratin, le verbiage, les boniments, afin de parasiter l’expression de l’autre, tenter de le déstabiliser.

C’est alors un festival de mimiques, de sourires, de gesticulations, de non-réponses, d’attaques, de critiques, de mensonges auxquels il est difficile de répondre sinon par une perte de temps à rétablir la vérité en négligeant par la force des choses ses arguments.

E. Macron l’a fort bien résumé en traitant la candidate du FN de parasite.

Vérité à double sens d’ailleurs, tout autant sur le plan social que sur son attitude face à lui.
Le drame est qu’il ne s’agissait nullement d’un jeu de rôle, mais de débattre réellement sur les propositions du futur représentant ou représentante de la France.

Ne pas le comprendre ou faire en sorte de rabaisser la fonction en cabotinant et faire le pitre pour masquer son indigence et la vacuité de sa pensée, prouve, s’il en était encore besoin, l’incapacité de Mme Le Pen à gérer quoi que ce soit, sinon son seul intérêt, mais certainement pas une nation. La France n’est pas un cirque où les clowns gouverneraient et ne mérite pas cette auguste sans talent ni dignité.

La France ne mérite pas non plus cette multitude d’électeurs qui l’applaudissent et nous leur disons, abusés qu’ils sont par les pantomimes de la bouffonne, d’ouvrir les yeux et comprendre qu’ils ne se respectent pas eux-mêmes en la choisissant pour héraut de leurs revendications. S’acoquiner avec la honte la fait rejaillir sur soi.

De ce débat nous ne retiendrons qu’une chose : E. Macron sera, dimanche soir, le nouveau président de la France. Et c’est tant mieux.

Bookmark and Share

4 mai 2017  Commentaires fermés sur Le débat Macron-Le Pen

Racolage à Villepinte

Faut-il rappeler à Mme Le Pen, dite Marine, si soucieuse de culture française et d’honnêteté intellectuelle — si ce n’est d’une autre que cette dernière — la locution proverbiale selon laquelle qui vole un œuf, vole un bœuf ? Fondement de toute récidive selon elle.

Qui pompe un discours un jour, pompe donc toujours. À moins de citer ses références. Ce que la Marine nationaliste ne fit à Villepinte où, pendant de longues minutes elle débita, mot pour mot sur l’air de prêcheuse biblique qu’on lui connaît, les phrases de M Fillon, elles-mêmes tirées d’un livre commis par un nommé Coûteaux.

Mais non, se récrient avec un bel ensemble les caniches de service, ce n’est pas un plagiat, rien qu’un petit emprunt, un clin d’œil.

Un emprunt ? Il faut toujours rembourser ses dettes, petites ou grandes, d’une façon ou d’une autre. C’est fait, aujourd’hui, dans le ridicule.

Un clin d’œil ? Mais alors, Le Pen, dite Marine dans le milieu, tapine, racole, retape. Nous n’en doutions d’ailleurs pas, avec le résultat maigre que l’on sait. Deux ou trois prétendus gaullistes qui sont au gaullisme ce que les égouts sont à la source. C’est tout !

Quant au reste, l’histoire retiendra que, qui vole un œuf pouvant fort bien voler un bœuf, l’impétrante le faisant d’un discours pourrait fort bien le faire de tout autre chose, surtout lorsqu’on tient les cordons de la bourse. Ce, qu’à Dieu ne plaise, ne lui arrive jamais.

Il n’est que de constater ses démêlées au parlement européen.

Bookmark and Share

2 mai 2017  Commentaires fermés sur Racolage à Villepinte

Internet, mur du lamentable

Rodin – Le Penseur

Toute critique est non seulement utile mais nécessaire, à condition qu’elle soit constructive. Elle permet dialogue et amélioration si ce n’est conviction.

Mais à lire celles qui envahissent internet à l’occasion de cette élection présidentielle, nous amène à nous interroger sur l’état de santé mentale de nombreux commentateurs.

De la vulgarité au mensonge, de la scatologie aux rumeurs infondées, de la méchanceté gratuite à la haine pure et simple, tout y passe. C’est effarant !

On accuse la presse, les médias, d’en rajouter. Ils informent, c’est tout, même si l’on peut regretter que certains reprennent un système en vogue au XIXe siècle, le feuilleton, afin d’appâter le lecteur pour vendre leur prose, la plupart, si ce n’est la majorité, se bornent à décrire les faits. Les autres désinforment.

En réalité nous croyons que les réseaux, dits sociaux mais que nous qualifierons plutôt de défoulement, sont les acteurs premiers de ce vaste café du commerce où s’activent tous ceux qui n’ont rien à dire, mais le disent, heureux qu’ils sont d’épancher leur mal-être. Nous n’y sommes pas opposés, loin de là, mais faudrait-il encore que le discours s’accompagnât de tout ce qui justifie le dialogue, c’est à dire la pertinence du propos, le respect de l’autre, la justesse de l’expression, le style et l’orthographe ou encore l’esprit critique. Or, nous constatons que si chacun se pense politologue avisé ou fin polémiste, il n’y a guère de P.L. Courier ou de Jules Vallès parmi eux. Pour tout dire il n’y a plus, aujourd’hui, de véritables pamphlétaires ; uniquement de tristes bouffons qui ne savent vomir qu’invective, médisance, calomnie ou diffamation.

Sur ce mur des lamentations, ou du lamentable, qu’est devenu internet, nous n’y détectons que plainte égoïste, clabauderie, insanité, vacuité. Reflet enfin d’une société de l’immédiateté inepte.

Avant de s’exprimer, il serait bon que chacun sût pourpenser.

Bookmark and Share

26 avril 2017  Commentaires fermés sur Internet, mur du lamentable

Récapitulons

Drapeau de l’Europe – Wikipédia

Or donc, la campagne du premier tour de l’élection présidentielle touchant à sa fin, il nous avait semblé utile de faire le point sur les principaux candidats en lice, mais pour avoir trop tardé à l’éditer, ce billet n’apparaîtra pas. Par respect pour les consignes qui obligent au silence.

Nous y reviendrons peut-être dans les quinze prochains jours, selon les résultats.

Nous nous bornerons donc à commenter des réactions qui ne sont pas sans nous étonner et dénotent chez ceux qui les partagent un état d’esprit quelque peu étroit.

La première est celle qui consiste à penser qu’une frontière est infranchissable. Un peu comme ces propriétaires de villas entourées de murs, de portails et de volets clos et qui pourtant se font régulièrement cambrioler alors que leurs voisins sans clôture sont exempts de telles immixtions. Il apparaît que guérites et miradors sont rassurants mais ne servent à rien. Pas plus qu’un chien de garde qu’il est loisible d’endormir.

La seconde concerne la justice qu’on dit laxiste. Il suffit à tout un chacun d’assister à un procès d’assises ou de correctionnelle pour constater qu’il n’en est rien. Les victimes sont prises en compte et les délinquants condamnés. Quant à savoir si ces derniers effectuent leur peine, la réponse est oui, même si celle-ci est amputée de quelques années de grâce qui sont loin d’être automatiques et si importantes qu’on le croit couramment. C’est oublier que les années de préventive comptent également dans l’accomplissement de la peine. Pour exemple, celui du dernier dingue qui a tué un policier sur les Champs Élysées. Sur les dix-sept années de prison auxquels il fut condamné, quatorze furent effectuées. Il était normal qu’il en sortît un jour, à moins de penser que tous les délinquants seront des récidivistes qu’il faut enfermer à vie. Bonjour l’espoir et le nombre de cellules qu’il faudrait bâtir !

Parmi tous les mensonges et pétitions de principe qui furent débités lors de ces dialogues pré-électoraux, il en est un qui caresse l’égoïsme qui nous caractérise : celui des migrants. Ils ne sont en rien les vecteurs de tous nos maux, pas plus que les sans papiers d’ailleurs dont il est faux de croire qu’ils bénéficient de plus d’avantages que les pauvres qui peuplent nos rues. Ce chapitre serait trop long si nous le développions, mais il suffit de se dire que nul ne quitte sa maison, sa famille, ses attaches de gaieté de cœur pour comprendre qu’ils ne sont en rien ces hordes malveillantes qu’on se plaît à décrire. Depuis la nuit des temps ces transferts existent et ont fait la grandeur des pays qui les accueillent. Et ce ne sont pas les quelque milliers qu’ils sont qui ruinera une économie, quelle qu’elle soit.

Nous pourrions évoquer le chômage que l’on pense éradiquer en abandonnant l’Europe et l’Euro. Au contraire, l’union a toujours fait la force des peuples et si quelque chose doit être accomplie, c’est œuvrer au sein de cette union pour qu’elle devienne plus forte face aux puissances qui existent ou émergent et domineront, araseront, absorberont, qu’on le veuille ou non, les petits états dérisoires aux monnaies de pacotille.

Il y aurait tant à dire encore que ce billet deviendrait un ouvrage en plusieurs volumes. La santé, l’éducation, la recherche, la défense, la nature, l’industrie, le nucléaire, tous ces domaines, et d’autres, dans lesquels, quoi qu’en disent nationalistes et passéistes, nous connaissons réussite et savoir-faire, ne sont pas à réformer. À développer, car toute technologie, tout savoir, toute institution, tout art progresse grâce aux nouvelles connaissances, découvertes, idéaux ou encore volonté. Cette évolution ne pourra se faire que grâce à l’Europe, à l’instar de la maîtrise de la fusion nucléaire, qui, si elle doit advenir, ne le sera que grâce à la réunion internationale des cerveaux œuvrant à Cadarache.

Demain quand vous irez voter, n’oubliez pas que la France, si grande soit-elle, ne l’est que parce qu’elle est un maillon de la puissance européenne.

Un maillon seul, détaché d’une chaîne, n’a jamais pu entraîner une mécanique.

Bookmark and Share

22 avril 2017  Commentaires fermés sur Récapitulons

Le Panama pour avenir

Panama au piano noir

Savez-vous pourquoi le Panama, ce chapeau sud-américain, est haut, non pas en couleur puisqu’il est blanc, parfois ivoire, mais de forme ? Parce que l’homme sud-américain est de taille moyenne. Il cherche à se grandir, tout en se protégeant du soleil, en se couvrant du sombrero. D’autres mettent des talonnettes qui n’ont pas cette double utilité, hormis peut-être celle d’éviter l’eau des caniveaux. Mais les talonnettes donnent une démarche particulière qui n’est pas sans rappeler celle du danseur de claquettes. Alors que le Panama, avec sa forme en pain de sucre tronqué, ça vous pose un homme, ou une femme d’ailleurs puisqu’il existe des modèles pour elle.

Le Panama, comme son nom l’indique, n’est pas tissé au pays du canal mais en Équateur. Nous sommes admiratifs devant la patience des artistes qui parfois mettent plus de six mois pour façonner le couvre-chef mais, conséquence inévitable, grève son prix à l’exportation et devient plus cher qu’un costume en solde.

C’est la raison pour laquelle, sans aucun doute, Mélenchon, qui aime porter le chapeau mais exècre les descendants de Roosevelt, celui qui mit à l’honneur le galurin en se baladant un jour le long du canal du même nom, Mélenchon donc a décidé, tout seul, que la France adhèrerait à l’ALBA, cette association des pays dits bolivariens (en référence à Simon Bolivar), qui se veut l’alternative à la zone de libre-échange des Amériques, avec pour observateurs la Syrie, l’Iran et Haïti. Des pays de cocagne !

Le Panama contre le Stetson en quelque sorte ! car nous avons vérifié : l’Équateur fait bien partie du cartel si le Panama (le pays) en est absent. La France aussi d’ailleurs jusqu’à maintenant et malgré la dérive des continents, trop lente sans doute aux analyses mélenchoniennes.

Mais soyons positifs. Tous les heureux possesseurs de Panama défraîchi vont pouvoir se chapeauter à nouveau à moindre coût. Car, après avoir quitté l’Otan, l’Europe, le TAFTA, le CETA et tout le tralala de ces maudits capitalistes, il faudra bien trouver d’autres partenaires pour vendre nos  » made in France  » et acheter du  » made in ailleurs « .

En payant en Sucre, bien évidemment, puisque l’Euro aura fait long feu.

Le Panama pour avenir, quelle politique !

Bookmark and Share

17 avril 2017  Commentaires fermés sur Le Panama pour avenir

« précédents billets