L'Echo du Plumier | le blogue du pikecanthrope

Monsieur M…uscle.

Macron, qui au mieux agit comme un lycéen attardé venant d’être élu délégué de classe, ou au pire prenant exemple sur Erdogan ou Trump, se ridiculise dans l’affaire Benalla en voulant montrer ses petits muscles à ses partisans impressionnés et en extase, les autres se tordant de rire face à l’injonction de venir le chercher.

Cher président, nous aimerions vous rappeler que nous sommes en France, dans un état tout ce qu’il y a de démocratique et que, si un jour à Dieu ne plaise, il fallait « venir vous chercher » comme il y a peu clamâtes-vous sottement, la justice et tout son cortège de procédures ne manquerait aucunement de le faire de manière tout à fait légale et sans l’aide de milice ou nervi nerveux quelconque. Et vous n’auriez rien à dire, sinon par la voix de votre avocat.

À ce propos, tout homme d’état sain d’esprit, tout au moins en apparence, pour sa protection rapprochée dispose d’une multitude de corps constitués que la république entretient qui lui sont, non seulement dévoués mais de plus parfaitement préparés et entraînés, encadrés et dirigés et n’a guère besoin de recruter ailleurs des spadassins à la déontologie nulle. À moins de faire preuve d’une pensée qui se rapproche là encore du lycéen attardé ou de l’apprenti dictateur. Car, ne pas faire confiance aux institutions en place est la marque de la sottise crasse du lycéen mais plus encore celle incontestable du tyran qui se défie de tous. Ce qui, entre nous soit dit, ne modifiera jamais une destinée quelconque si le meurtre doit être commis, garde privée ou non.

Nous n’aurons donc qu’un conseil à vous soumettre : gardez votre calme et faites confiance à ceux dont le métier est vraiment la protection de l’état et de ses représentants.

Quant à l’autre protagoniste qui, Démocrite étant de mon avis :  » Nombreux sont ceux qui commettent les pires forfaits, mais fournissent d’excellentes raisons « , comme toute crapule trouve justification à ses actes délictueux, bien qu’à le voir s’esquiver comme un rat traqué sous un casque après avoir été filmé tabassant, place de la Contrescarpe, un homme à terre, on doute de sa parole, ce n’est qu’un sinistre jobard, un nain de jardin de plus, qui n’a pas dû obtenir étant enfant son lot de panoplies de pirate, de cowboy, d’infirmière ou, plus sûrement, de flic pour se déguiser. Ce qui relève de votre part, Monsieur M…uscle, d’une erreur manifeste de recrutement.

Mais on ne peut exceller en tout.

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27 juillet 2018  1 Commentaire

L’Irlande, enfin !

Après des siècles d’obscurantisme et des années de refus, le peuple irlandais a voté à près de 70% pour modifier la législation du pays sur l’avortement. L’Irlande rejoint ces démocraties où les femmes pourront ne plus mourir à cause d’une grossesse non désirée s’achevant souvent lors d’un avortement non médicalisé.

Leur combat est loin d’être terminé, et une attention de chaque jour leur sera nécessaire pour préserver cette fragile victoire. De tous côtés, en effet, rôdent les ennemis de la liberté qui, au nom de dogmes ou de principes rétrogrades, agissent autant dans l’ombre qu’au grand jour pour ruiner toute espèce de progrès.

La Pologne est encore à la traîne, arriérée s’il en est en projetant de durcir sa législation. De lourdes menaces pèsent sur ce droit aux USA où le parlement de l’Iowa vient d’adopter en ce début de mois de mai 2018 une loi très contraignante afin de limiter son recours. D’autres nations, nombreuses, ne respectent pas ce choix des femmes, la pire d’entre elles certainement étant le Salvador où pour une fausse couche naturelle les femmes sont condamnées à trente années de prison.

Il n’y a pas si longtemps, chez nous, dans notre beau pays auto-proclamé des droits de l’Homme, une campagne d’information sur la sexualité, la contraception et l’avortement avait fait scandale. C’était en janvier 2008, trente trois ans après la loi Veil, mais ne doutons pas qu’aujourd’hui, toujours, de bonnes âmes, des obsédés de la fécondation, des pères la pudeur, considèrent l’IVG comme un assassinat.

S’il est difficile pour un homme de juger sereinement du bien fondé d’un acte qui ne le concerne qu’en demi-teinte, qu’en est-il alors de la torture éprouvée par une femme face au dilemme qui la hante ? Comment la comprendre ? Nulle d’entre elles ne rentre au bloc le cœur léger. Et ce choix est à respecter avec humilité et dignité.

Enfin, et pour terminer un chapitre qui nous fait nous interroger, une seule question nous semble nécessaire : y a-t-il besoin d’une loi pour qu’une femme soit libre de son corps ?

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26 mai 2018  Commentaires fermés sur L’Irlande, enfin !

RGPD

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Cordialement.

PP

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23 mai 2018  Commentaires fermés sur RGPD

Ralentis, ça monte !

La voiture du futur – Photo Stephan Kühn – Wikipédia

« Il est l’heure, braves gens roulez en paix, tout est calme, les vieux veillent. »

Tout est calme, en effet, et le sera plus encore avec ces vieillards avant l’âge qui nous gouvernent. Vieillis avant l’âge sous le harnais des équations, du pouvoir et de la réalité ignorée.

À quoi reconnaît-on les vieux ? Au ralentissement de leurs fonctions, à leur démarche lente, à leurs projets restreints, à leur vie cloitrée dans un monde à part.

Or demain, lorsque les voiturettes sans permis doubleront allègrement les Porche, Ferrari et autres bolides, lorsque les mobylettes feront la course avec nos coupés, lorsque même les cyclistes dans une descente rivaliseront avec les berlines sur nos routes limitées à 80 km/h grâce à l’absurdité de ces psycho-rigides, demain nos déplacements vous seront un modèle du couloir d’un hospice.

Limiter la vitesse en prétextant sauver quelque 350 vies sur les 3693 personnes qui ont perdu la leur l’an dernier au volant, c’est tout d’abord profondément injuste pour les 3343 laissées pour compte qui disparaîtront malgré l’abaissement de la vitesse, mais c’est aussi reconnaître que cette limitation ne servira à rien ou à pas grand chose, puisque l’on se satisfait de les comptabiliser malgré tout comme inévitables.

Le risque zéro n’existant pas, l’unique solution est l’interdiction définitive de la voiture. Voilà le véritable remède à l’éradication de ces morts violentes.

Quant au reste, tout est fallacieux dans les arguties développées sous les lambris vernissés des salons par des neurones précocement séniles à l’origine du projet, le seul sentiment prédominant est le rançonnement pur et simple de l’automobiliste, alors que celui de la compassion pour les décès n’étant qu’un biais cognitif à l’intention de quelques tartufes, fiction pour se donner bonne conscience.

Mais inutile de développer plus avant, d’affirmer qu’il y aura toujours des morts au volant, quoi que l’on fasse, mais que leur diminution constante depuis 1972 (16945 cette année-là) est due aux progrès techniques des véhicules, à l’amélioration des routes, à la suppression des zones dangereuses, à l’éducation des chauffeurs, à leur plus grande sobriété, à une prise de conscience quasi collective de mourir inutilement, ils ne croiront rien et continueront de militer pour abaisser toujours plus cette vitesse qui les effraie.  » Rouler moins vite c’est sauver des vies  » disent-ils ; ne pas rouler du tout serait plus efficace.

Nul ne parviendra à convaincre ces escargots. Les vieux ont aussi ce désagrément d’être sûrs de leur fait, et, imbéciles comme pas un, ne changent jamais d’avis.

 » Allez, c’est l’heure, roulez en paix braves gens, tout devient calme, les vieux précoces veillent.  »

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8 mars 2018  Commentaires fermés sur Ralentis, ça monte !

Fromet, bouffon vulgaire

On dirait un criquet armé d’une guitare ; ainsi se présente le prétendu comique Frédéric Fromet. Un bouffon vulgaire.

Autour de lui quelques crétins riaient de ses inepties. Ils l’ont même applaudi à la fin de son couplet. Ce n’était pas Aristophane, il faut vivre avec son temps, tout au plus du sous Dieudonné, en plus lourdingue si faire se peut. De l’humour noir ! a défendu la patronne de France inter. Une sornette ajoutée à celles de l’insecte. Atterrant !

On peut rire de tout, bien sûr, à condition que le talent guide l’ironie. Ainsi que la décence. Rire de la mort d’un homme, fût-il le matador Ivan Fandino victime d’une cornada, est non seulement honteux mais surtout la marque d’une imbécillité propre à nos déviances intellectuelles et sociétales.

Que voulez-vous que je rajoute ? En cette époque où la raison nous abandonne, où les bonnes âmes pétitionnent pour la moindre bestiole, où l’on s’émeut de la bête et rarement de l’humain, où il est de bon ton de mugir avec plus de trémolos que vache qui vêle à la vue d’une escalope de veau, à trop encenser la nature on se fourvoie dans des considérations pseudo-philosophiques, voire poétiques, qui nous éloignent de toute réalité. La béatitude annihile tout discernement.

Quoi que vous en ayez, et je me fous bien de savoir si la corrida doit ou non perdurer, je pleurerai toujours la mort d’un homme et jamais celle du fauve, quand bien même je puisse le considérer avec l’admiration et le respect qui convient, c’est à dire à sa place et non à celle de l’humain.

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27 juin 2017  4 Commentaires

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