Le chant du coq

7 juillet 2019 § Commentaires fermés sur Le chant du coq § permalien

Marc Chagall – La femme au coq rouge – lithographie – 1950

     Le chant du coq ! À Rochefort, il y a quelques jours, s’est tenu le procès d’un coq, assigné avec sa propriétaire à comparaître devant les juges pour trouble anormal de voisinage. 
     Retour au moyen âge où les condamnations d’animaux étaient chose courante. La pendaison d’un cochon s’effectuait avec le même cérémonial que s’il se fût agi d’un humain. On jugeait d’ailleurs en pagaille les animaux accusés facilement de tous les maux. De l’anguille au renard, du loup au sanglier, des charançons aux sauterelles, la justice condamnait, à mort, à la mutilation, à l’exil, voire à l’excommunication quand le religieux s’y mêlait.
     Espérons que ce coq au chant troublant la quiétude de deux retraités limougeauds, ne finisse à la casserole. Même si le coq au vin est un délice dont je me pourlèche à sa pensée la moustache. 
     Au-delà de la gastronomie, peut-on imaginer pire stupidité que la démarche de ces deux sexagénaires obtus ? 
     Ce soir le coq dort encore chez lui. Le jugement sera rendu ultérieurement, le 5 septembre. Il a encore de belles matinées pour chanter à gorge déployée, heureux de vivre en découvrant le jour. Grincheux de vivre en l’écoutant  » cocoricoter « , nos ulcéreux en instance auront quelques semaines supplémentaires pour tenter de se faire une raison et passer – pourquoi pas, il y en a un qui brait toute la journée près de chez moi – du coq à l’âne. 
     Parce qu’il m’étonnerait que Maurice – c’est le nom du coq – fût un jour condamné avec sa propriétaire. 
     Est-il né le juge assez déraisonnable et téméraire pour désavouer ce que la nature a crée ? Quand bien même le magistrat prendrait le temps de la réflexion – son chant du cygne en quelque sorte, au sens primitif de l’expression, non pas avant de mourir mais pour trouver la lumière face à ce péril imminent de déclenchement de guerre civile – afin d’éviter que sonne le glas en remplacement du chant du coq. 

     « You you ! » s’écrit Strepsiade dans « Les Nuées », allongé sur sa paillasse où il ne peut dormir – saluant comme Corine Masiéro dans ses films lorsqu’elle entre en scène. Aurait-elle plagié Aristophane ?  
     « Ô Zeus-Roi ! ces nuits sont d’un long !… 
     « In-ter-mi-nables !… Le jour ne se lèvera-t-il donc jamais ?
     
« Il y a pourtant un bon moment que j’ai entendu le coq, moi… ».

Share Button

Récriminations

3 juillet 2019 § Commentaires fermés sur Récriminations § permalien

Robert Doisneau – La maîtresse d’école devant le tableau noir et ses élèves – années 50

     Je lis sur un site qui se prétend littéraire, ActuaLitté, mais qui se permet parfois des entorses à la grammaire, que : « Un livre a le même prix partout : Les libraires défendent le prix unique ». Libraires qui s’émeuvent des rabais importants que pratique la Fnac (et d’autres d’ailleurs comme Chapitre) et s’en offusquent. Tout d’abord rien ne leur interdit de pratiquer la même politique commerciale. La loi Lang, cette hérésie sénile, le permet dans des limites parfaitement précisées, notamment celle concernant le rabais de 5% qui désormais n’est plus offert pour les ventes en ligne (sauf à récupérer la commande en magasin, ce qui ne se peut faire pour Amazon), mais sur place, dans la librairie, et certaines ne s’en privent pas en contrepartie d’une adhésion payante (Fnac, par exemple), gratuite (Mollat à Bordeaux) ou sans adhésion (Centres culturels Leclerc, rayon librairie des grandes surfaces). Quant aux autres rabais, encadrés également, ils se justifient pour les invendus par exemple à qui on offre, plutôt que de les envoyer au pilon, une seconde chance de découverte en les soldant. Préférerait-on que ces tonnes de papier fussent détruites ? 
     Ces marchands de livres, qui se prennent un peu trop pour une élite intellectuelle, se voudraient fonctionnaires, permettant ainsi de pallier l’incapacité dont ils font preuve pour évoluer. Lorsque le moteur à explosion remplaça l’attelage chevalin, disparurent diligences et voitures de poste. Leurs conducteurs s’adaptèrent et devinrent des chauffeurs ou disparurent. Cet exemple peut s’appliquer à bien d’autres métiers et peut-être bientôt à celui de libraire. 
     En quoi un livre, possiblement remarquable, devrait-il s’apparenter à une œuvre d’art ? Le manuscrit peut l’être, en tant qu’exemplaire unique. Son impression, certainement pas. Et tout comme il y a des reproductions plus ou moins onéreuses d’un tableau, d’une sculpture, il y a des exemplaires d’un bouquin à différents prix, quand le libraire veut bien le commander. 
     Je pourrais raconter une anecdote concernant mon propre bouquin qu’une lectrice tenta d’acquérir dans les librairies de sa ville. Impossible, lui répondit-on, demandez-le à la Fnac. Ce même bouquin qu’elle obtint enfin par l’intermédiaire d’une parente, dans une autre ville où un libraire moins stupide que ses collègues ne renâcla pas à le commander. 
     Pas étonnant dès lors que les lecteurs désertent les librairies et par ricochet, la lecture. 

    ***
     Lorsqu’une société est en déclin elle respecte mieux et rétribue plus ses flics que ses profs car le présent la préoccupe et lui importe au détriment du futur. 

     Après avoir brillamment soutenu sa thèse de doctorat de biologie générale il y a cinq ans maintenant, l’une de mes nièces, Marine, vient de réussir au concours de l’agrégation  » Science de la vie, sciences de la terre et de l’univers « . 
     Dernièrement j’évoquais le classement de Shanghai en déplorant l’absence récurrente des universités et écoles européennes aux premières places puisque aucune n’y figure dans les vingt premières. Un classement ne signifie rien, mais dans le cas d’un concours comme celui de l’agrégation ou ceux d’entrées dans les grandes écoles, si vous n’atteignez pas l’une des rares places fixées pour obtenir le diplôme ou la sélection espérée, quelles que soient les notes, vous êtes rejeté, oublié. Trois solutions s’offrent alors, en sourire, déprimer ou s’atteler à la tâche pour concourir à nouveau l’année suivante. 
     Nos établissements se satisfont, semble-t-il, de la première solution. 
     C’est ignorer que l’enseignement est l’avenir d’une société, d’un pays et que sans cela il végètera dans la médiocrité ou sombrera dans l’océan de l’ignorance. 
     Or, aux émoluments constatés et que chacun peut découvrir en faisant une recherche sur internet, on comprend pourquoi nos meilleurs professeurs s’expatrient ou s’orientent vers d’autres univers ; d’où la réussite de ces universités américaines qui savent rémunérer à leur juste valeur les professeurs qu’elles recrutent et ces animateurs ou journalistes télé d’un nouveau genre bardés de diplômes, dont des agrégés, qui trouvent dans nos médias nationaux un remède à leur souhait d’une activité respectée. 
     Pour mémoire, un prof enseignant au MIT (Massachusetts Institute of Technology qui arrive régulièrement premier au classement de Shanghai) gagne en moyenne annuelle 200 000 $ soit environ 177 000 €. En France un prof agrégé, en fac et en fin de carrière, arrivera péniblement et annuellement à 73 000 €. Quant au prof agrégé débutant et terminant sa carrière en lycée, après des années d’un labeur assidu pour apprendre, dominer son sujet et obtenir en fin de galère le sésame espéré, son salaire, en brut, est d’environ 2 350€ à la fin de sa première année d’enseignement (2 099 € bruts les 3 premiers mois) pour terminer vingt ans plus tard à 3 890 €. Ce qui, soit dit en passant, est le salaire le plus bas pour un prof Européen. Quelle espérance ! 
     Si toujours s’épancheront de fins analystes, levant quotidiennement le coude pour autre chose qu’écrire leurs formules sur un tableau noir et n’ayant guère râpé leurs fonds de culotte dans l’impatience de la récré, en trouvant ces salaires conséquents, voire mirobolants, eu égard aux avantages de temps de travail hebdomadaire, aux vacances cumulées et en comparaison avec leurs propres ressources, il est aisé également de comprendre le mécontentement que suscite une pareille grille salariale irrespectueuse du savoir et surtout de la transmission de ce savoir, si tant est que l’on puisse savoir un jour quelque chose comme l’affirmait l’ami Socrate. 
     Cependant ce ne sont pas aux élèves de ces professeurs, qui font la grève des copies du bac et par ricochet les handicape, de subir et payer une colère légitime.

Share Button

Chameaux !

28 juin 2019 § Commentaires fermés sur Chameaux ! § permalien

Camelus dromedarius – Photo TEDxTarfaya – Wikipedia

     Le chantage à la démission n’est jamais la solution. Ceux qui s’y laissent prendre sont des faibles ; ceux qui y ont recours des infatués en qui l’on ne peut avoir confiance. 
     Le propos ne s’arrête d’ailleurs pas à la seule démission. Tout ultimatum est, de mon point de vue, irrecevable et ne grandit pas les joueurs qui s’affrontent. Car il s’agit bien de cela, un jeu à qui perd gagne. 
     Dirigeant, responsable, contremaître, chef d’équipe, le collaborateur qui mettrait en balance son départ et la soumission à ses projets, quels qu’ils soient, je lui signifierai illico qu’il a perdu son pari. Tout d’abord parce que personne n’est indispensable ou irremplaçable. Ensuite, si j’accède à cette volonté je perds toute crédibilité à diriger, le gagnant croyant détenir un pouvoir sur celui qui le détient et vient de céder. Les relations ultérieures ne peuvent qu’en pâtir, l’un se défiant de l’autre, et vice versa. La fierté d’avoir obtenu gain de cause ne peut qu’exacerber la colère d’avoir été dominé. En revanche, si, fin stratège ou le croyant, je plie par ruse devant le coup de force afin de ne pas respecter ma parole ultérieurement, les sentiments s’inversent, et la bonne entente ne sera qu’un feu de paille. Enfin la négociation ne sert à rien après le chantage puisque c’est conforter l’espèce de chameau qui tente de m’en imposer dans sa conviction que son intransigeance est fondée. Si négociation il peut y avoir, elle doit se tenir avant lorsque les parties sont indemnes de certitudes. 
     Lors du G20 qui se tient à Osaka, Emmanuel Macron a menacé de ne pas signer la déclaration commune si l’accord de Paris concernant le changement climatique n’est pas pris en compte. 
     Il s’agit exactement de ce que j’ai décrit plus haut. Les signataires de l’accord de Paris sur le climat, constatant son irréalisme, son inaccessibilité (comment une personne sensée peut-elle croire qu’on puisse limiter une hausse de température à 2° C ? c’est comme vouloir attraper les nuages avec un filet à papillons), après l’avoir signé sans obligation d’en appliquer la démesure, n’en tiennent aucun compte dans leur politique nationale. Avec raison. 
     Vexé, Macron menace. Ce sera avec moi et ce que je demande, ou sans moi. 
     Il n’y a qu’à lui répondre, chiche ! 

     À propos du temps, nous vivons une période de chaleur à laquelle nous croyions n’être plus habitués. Pensez donc, 35° C chez moi, 40° C à Limoges ou La Rochelle et plus à Clermont-Ferrand, Paris sous les tropiques, Marseille dans le Ténéré. Du jamais vu. Enfin si, mais on l’oublie. La preuve des méfaits du gaz carbonique et son effet de serre. Surtout l’été. 
     Ce n’est que le vent venu du Sahara qui nous souffle son haleine brûlante. 
     Je suis persuadé que nous trouverons quelqu’un pour nous expliquer qu’il s’agit d’une mauvaise haleine et qu’il n’est plus temps de se boucher le nez. 
     Tant qu’on ne verra pas de dromadaires traverser la Méditerranée par ce moyen de transport, tout ira bien. 
     À propos, le dromadaire qui vit en Arabie n’a qu’une bosse au contraire de l’autre camélidé d’Asie, et qui en a deux. Ah, le chameau ! se dit son cousin le berbère, il est plus fort que moi ! (injure qui peut être moyen mnémotechnique). 
     L’injure  » Chameau !  » date de la moitié du XIXe et s’adressa d’abord aux femmes, sans doute par allusion à la monture, difforme de surcroît avec ses deux bosses comme des mamelles, et par confusion avec  » grande gamelle  » qu’on utilisait précédemment en ce sens, chameau venant du provençal camel, du latin camelus venu lui-même de l’arabe djamal
     Dans la tirade du nez, Edmond Rostand utilise une concaténation qui permet à Cyrano d’inventer un animal fabuleux qui aurait, entre autres, quelque chose du chameau (du grec camelos) : 

     Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane 
     Appelle Hippocampéléphantocamélos 
     Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! » 

     En fait il semble qu’Aristophane soit le géniteur de la bête humoristique (selon Lucilius, mais nulle trace de cette hybridation n’est retrouvée dans les comédies du poète qui pourtant en jouait avec bonheur). 
     Auteur ou reproducteur, quel que soit l’inséminateur littéraire, on peut dire qu’il eut du nez. Peut-être en buvant un peu trop sous une ancienne et lointaine canicule.

Share Button

25 juin

25 juin 2019 § 2 commentaires § permalien

Le cours d’eau du marais – il y a quelques années – photo perso

     Trump fait toujours la une des journaux. Ce résidu d’Homo erectus, accusé de viol par une ancienne journaliste, se défend en répondant uniquement qu’elle n’est pas son genre. Aggravant ainsi son dédain de la femme. 
     Par conséquent il affirme et prouve que si elle l’avait attiré physiquement, sexuellement, il l’aurait violée comme au bon vieux temps des cavernes. C’est découvrir sa véritable nature. Reconnaître implicitement le viol, comme l’enfant pris en flagrant délit de vol et qui le nie en reposant dédaigneusement l’objet. Il n’y a pas grand chose d’autre à ajouter. 

     Toujours lui. C’est vrai qu’on pouvait confondre. Entre Khomeini et Khamenei, il n’est pas évident de s’y retrouver. L’un est mort depuis 1989 et l’autre, nouveau guide suprême iranien, subit l’anathème du champion du monde. Toutefois lorsqu’on se prétend le plus grand génie que l’univers ait connu, le Dieu des cinq continents, le plus beau, le plus fort, confondre l’un en apostrophant l’autre, quand bien même ont-ils la même barbe à trente ans d’écart, est inacceptable et parfaitement impardonnable. 

     Dans le marais ce soir suis allé promener le chien pour qu’il se baigne. Entre les champs de maïs et les potagers, qu’on appelle ici des mottes, serpente le cours d’eau qui ne sera plus curé, laissé à l’abandon. L’éleveur de moutons, avec qui j’ai bavardé pendant qu’il empilait ses bottes de foin, me l’a appris avec consternation. 
     « Ça va être beau dans quelque temps ! Déjà que les rives sont guère propres et que le niveau est bas. J’l’ai jamais vu comme ça. 
     — C’est vrai, lui dis-je, il était nettoyé tous les 2 ou 3 ans. 
    — Deux fois par an, rectifia-t-il. Au printemps et à l’automne. Y’a plus de syndicat du marais, c’est la communauté de communes qui le gère. 
     — Et pourquoi le laisser ainsi ? 
     — Paraît qu’il y a des petites fleurs à protéger. 
     — Les fleurs, ça refleurit. Faut quand même pas exagérer. 
    — Ouais, ils poussent un peu loin ! maugréa-t-il en retournant empiler son foin. »

Share Button

Homo timoratus

22 juin 2019 § 4 commentaires § permalien

Clepsydre de l’époque d’Aménophis III, XVe-XIVe av. J.C. – Photo Faty, Musée du Caire

     Le temps nous assassine. Nul antidote à ce lent poison. Mon beau-frère, le médecin, prépare sa retraite au grand dam de ses patients. Ce n’était qu’avant hier en définitive que j’assistai à sa soutenance de thèse. Et hier à celle de sa fille, Marine, en biologie. 

     Le 3 novembre 1983. C’était un jeudi. Université de Bordeaux II, dans la grande salle où les chaises faisaient face à la table du jury que présidait le professeur Sabathié, anesthésiologiste des hôpitaux, nous nous installâmes, en petit nombre, sa famille et ses amis pour suivre le déroulé de la prestation. Une heure ou deux à écouter et parfois tâcher de répondre en aparté. Le sujet était relativement nouveau à l’époque, concernant un système de vidéo interactive pour l’apprentissage des gestes d’urgences. Depuis on peut opérer à distance. 
     Après le serment d’Hippocrate, le professeur Sabathié, tout en buvant le Champagne, nous expliqua, parmi les rires, comment respirer par la bouche pour diminuer l’alcoolémie en cas de contrôle. C’était une époque aux ethylotests imprécis et aux mandarins, malgré qu’on en eut, qui ne craignaient pas de vivre. C’était la dose qui faisait le poison, pour approuver Paracelse, comme les années qui s’entassent. Certains préconisaient de boire du vin en guise de reconstituant; ainsi le professeur Portmann; et d’autres de fumer pour éviter les anxiolytiques. Je me souviens du professeur Bernard raconter, dans son émission radiophonique, l’histoire d’un de ses patrons qui vécut jusqu’à 80 ans en fumant 2 paquets par jour. Aujourd’hui ce sont les molécules qu’on recherche qui effraient au milliardième de gr, et l’on bouffe des neuroleptiques à la place de la viande en condamnant tout le reste. On veut tout changer, comme le vocabulaire. Tenez, tout en écrivant j’écoute Fip Bordeaux où j’entends l’animatrice parler de  » créateuses  » –  » houps, ça fait bizarre « , dit-elle – et j’ai envie de lui dire que créatrices, ce n’est pas si mal que ça. À trop vouloir chercher l’originalité, l’infinitésimale différence, la stupidité nous guette. Comme à trop chercher le danger dans ce qui nous entoure fabrique des timorés, parce que, forcément, il y aura toujours quelque chose à trouver. Et les remèdes deviennent plus néfastes que le mal prétendu. 
     Une nouvelle ère commence, celle que j’appellerai d’Homo timoratus. Homme peureux, craintif, méfiant, dont la vie devient un enfer à se préoccuper de ce qu’il mange, de ce qu’il boit, de ce qu’il respire, de ce qu’il sent, de ce qu’il capte, de ce que le climat lui réserve et de la météo du jour, de ce que la médecine ne fait pas, de ce que la pharmacie l’empoisonne, de la vitesse, des bouchons, de la surpopulation, de la nature, de la pollution, du CO2, et j’en passe, et bien sûr de ce qu’il pense. Tout est prétexte à se laisser dominer par l’angoisse. La crainte de la mort conduit la vie devenue stérile d’Homo timoratus. 
     Les nouveaux prêcheurs monopolisent les médias pour distiller la peur, aussi dangereux, vindicatifs, accusateurs, menteurs, que ceux, jadis, qui hantaient les villes incitant à la croisade ou condamnant à l’inquisition, au châtiment suprême.
Et j’ai envie de vous dire, vivez et moquez-vous du reste. Seul le temps qui passe est un poison. Un soupçon d’estime de soi, d’amour, suffit pour éradiquer l’angoisse.

Share Button
  • Mes livres

     

    Dispo : Fnac  —   Chapitre

  • Articles récents

  • Archives

  • Divers

  • Écoutez si ça vous chante

    Érik Satie – Gnossienne 5 – Daniel Varsano