Mercredi 9 avril 2008

La date anniversaire de ce tragique événement approche. Nous savons qu’il sera difficile pour nous tous de la vivre. L’Armée de l’Air, par la voix de son chef, le général Abrial, nous avait fait parvenir un courrier en début d’année, nous précisant qu’une commémoration aurait lieu sur la base de El Gorah ce 6 mai prochain. Les familles y sont conviées et nous nous y rendrons.

Le 7 mai un recueillement est prévu sur les lieux précis du crash. Terrible moment qui nous attend. Mais cela me semblait indispensable, ne serait-ce que pour y déposer un peu de cette terre qui a vu naître nos enfants afin qu’elle se mêle à celle qui les accueillit dans leur trépas, en un geste d’union et de fraternité, car toute terre est semblable et cependant unique pour celui qui la foule et la nourrit à la sueur de son labeur, y vit et y retourne un jour.

Nous en reparlerons sans doute après notre retour, mais au-delà de nos divergences, je voudrais remercier profondément dès aujourd’hui l’Etat-Major de l’Armée de l’Air qui a compris cette nécessité pour nous et pour les camarades de ceux qui ne sont plus, de venir vers eux une ultime fois pour essayer peut-être de capter leur esprit qui s’est à jamais évanoui dans l’immensité du Sinaï.

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03/03/2009

Voici le type de film sur lequel le général Puget s’est appuyé pour étayer sa démonstration. Je pourrais vous en montrer d’autres, ils se ressemblent tous. S’il est vrai que le Twin ne vole pas à l’altitude réglementaire, il est cependant très au-dessus de la hauteur d’un camion empruntant éventuellement la route qu’il surplombe quelques instants. Mais je rappelle que c’était le genre de vol que réclamaient les observateurs américains pour avoir la possibilité de compter les chars hypothétiques ou des mouvements de troupe. Même à cette hauteur le repérage n’est pas aisé.